Si la musique est la partie maîtresse de
l’éducation, n’est-ce pas, Glaucon,
parce que le rythme et l’harmonie sont
particulièrement propres à
pénétrer
dans l’âme et à la toucher fortement […] ?
En les recueillant joyeusement
dans son âme pour en faire sa nourriture et devenir un
honnête homme, on
blâme justement les vices, on les hait dès
l’enfance, avant de pouvoir s’en
rendre compte par la raison, et quand la raison vient, on
l’embrasse et on la
reconnnaît comme une parente avec d’autant plus de
tendresse qu’on a été
nourri dans la musique.
Platon, République, III, 401 c-402 a