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Histoire et Biographie de The Beatles (See English Version)
The Beatles est un groupe de rock anglais, qui a été et reste l'un des groupes de rock les plus populaires au monde, en dépit d'une carrière assez courte de 1961 à 1970.

Les chansons des Beatles ont marqué les années 1960 et les générations suivantes et leurs mélodies ont été adaptées par de nombreux styles musicaux, notamment le jazz ou le Classique (symphonique). Aujourd’hui, le groupe jouit toujours d’une popularité vivace, leurs chansons sont jouées et reprises dans le monde entier. Les auteurs-compositeurs John Lennon et Paul McCartney restent célèbres comme créateurs de standards qui ont fait l’objet de quelques milliers d’adaptations dans les décennies qui suivirent.

Les Beatles demeurent les artistes ayant vendu le plus grand nombre de disques au monde. Le dernier chiffre publié (dans les années 1980) faisait état de plus de 1 milliard 200 millions de supports sonores vendus à travers la planète. Un biographe de Paul McCartney a calculé par ailleurs dans les années 1970 qu’à tout moment l’une des 1200 interprétations de la chanson Yesterday était jouée par une radio quelque part dans le monde.

Le groupe
John Lennon (né John Winston Lennon) (9 octobre 1940 - 8 décembre 1980), auteur-compositeur, chanteur principal au début du groupe, guitare rythmique ;
Paul McCartney (né James Paul McCartney le 18 juin 1942), auteur-compositeur, chant, guitare basse et guitariste des débuts à Hambourg ;
George Harrison (25 février 1943 - 29 novembre 2001), guitare solo, chanteur en général de ses propres chansons ou de standards du rock, quelques compositions dès le deuxième album ;
Ringo Starr (né Richard Starkey) le 7 juillet 1940, batteur, chanteur sur un titre de chaque album, une composition Octopus's Garden sur l'album Abbey Road, une collective (Flying), sur Magical Mystery Tour sous son vrai nom de Starkey et Don't Pass Me By sur l'album blanc.

John Lennon a résumé les débuts du groupe ainsi:

« Il était une fois trois petits garçons nommés John, George et Paul, de leur nom de baptême. Ils décidèrent de se mettre ensemble parce qu’ils étaient du genre à se mettre ensemble. Quand ils furent ensemble, ils se demandèrent pour quoi faire, après tout. Alors il leur poussa tout à coup des guitares et ils formèrent du bruit. Au début, cela n’intéressait personne. »


Le cinquième Beatle ?
Un titre de cinquième Beatle a été attribué à un moment ou à un autre à :

Stuart Sutcliffe évidemment pour son rôle aux débuts du groupe, notamment à Hambourg.
Brian Epstein en sa qualité de « découvreur » puis de manager des Beatles.
George Martin, premier responsable d'une maison de disques (Parlophone, division de EMI) à croire en eux, il produit la quasi totalité de leurs albums et écrit la plupart des arrangements et instrumentations avec les Beatles.
Neil Aspinall, road manager des Beatles à partir de 1963. Il est toujours à la tête de la maison de disques Apple.
Pete Best l'un des premiers batteurs du groupe. Il a notamment officié à Hambourg.
Billy Preston, organiste, il participe à l'enregistrement de l'album Let it Be et est le seul musicien additionnel à avoir joué avec le groupe lors d'un concert, sur le toit des bureaux Apple, le 30 janvier 1969.

Les débuts
Lors d’une fête paroissiale, John Lennon, qui y jouait avec son groupe The Quarry Men, fait la rencontre de Paul McCartney, le 6 juillet 1957. Celui-ci rejoint la formation quelques jours plus tard. Un ami de Paul, George Harrison, les rejoint et prend la position de troisième guitariste en février 1958. À trois, ils forment les Silver Beetles et jouent dans les clubs de Liverpool. Les Fab Four (comme on les appelera plus tard) utilisaient déjà le mot beatles, (mot-valise formé sur beat - en français « rythme » - et sur beetle - « scarabée » ) à la fin de 1961. Il s'agit en fait d'une double référence au groupe accompagnant Buddy Holy (The Crickets) d'une part et au rock'n'roll (appelé beat music) d'autre part. Les quatre adoptent définitivement cette appellation dans le courant de janvier 1962 juste après leur échec chez Decca sous le nom de Silver Beatles.

Autodidactes, influencés par le rock'n'roll, (Chuck Berry, Buddy Holly, Elvis Presley, Little Richard, Gene Vincent en particulier) et le blues noir américain, ils jouent les morceaux de rock du moment à l’oreille, sans partitions, en les écoutant à la radio et en disques.

Leur premier engagement sérieux a lieu à Hambourg en Allemagne où Pete Best va devenir leur premier batteur, Stuart Sutcliffe est leur bassiste.

Pour le public de ces clubs, ils doivent fournir de longs spectacles éprouvants physiquement et donc élargir considérablement leur répertoire,et se dopent alors aux amphétamines pour tenir la distance. Ils croisent le batteur du groupe « Rory Storm and the Hurricanes », nommé Ringo Starr,qu'ils admirent : la notoriété plus grande de son groupe lui permet de manger chaud, et de dormir dans un vrai lit avec de vrais draps. À leur retour d’Allemagne, le public de Liverpool retrouvent les Beatles plus mûrs dans leur présence sur scène et plus surs de de leur technique musicale. Après trois voyages formateurs à Hambourg, en décembre 1961, Brian Epstein vient voir les Beatles au Cavern, le café sous-terrain où ils se produisent. Il n’a jamais dirigé de formation musicale auparavant mais il va devenir leur mentor et les propulser au rang de musiciens professionnels. Il va leur faire adopter une nouvelle tenue vestimentaire et abandonner les vêtements en cuir. Les Beatles devront maintenant jouer en complet veston, comme les vrais professionnels avec leur coupe de cheveux révolutionnaire, la coupe Beatles qui était déjà celle du personnage Moe dans les Trois Stooges ; les Beatles ont évoqué de multiples prédécesseurs, même Napoléon… Brian Epstein fait aussi le tour des maisons de disques afin de leur faire signer un contrat d’enregistrement.

Après de multiples tentatives auprès des grandes compagnies discographiques, dont un échec retentissant chez Decca, seul George Martin, alors producteur chez Parlophone, une division d’EMI, leur laisse une chance. Mais George Martin n’aime pas beaucoup le style du batteur et suggère de le remplacer pour les sessions d’enregistrement. Le groupe décide de se défaire de Pete Best pour le remplacer par Ringo Starr (Richard Starkey) en août 1962. Ils enregistrent en septembre de la même année leur premier 45-tours : Love Me Do. Le quatuor est maintenant complet. (À noter que sur la version de Love Me Do présente sur l’album Please Please Me, le batteur est Andy White, un musicien de studio tandis que sur le single publié le 5 octobre 1962, c'est la version sur laquelle Ringo Starr joue de la batterie.)

(À l'instigation de Brian Epstein qui met à profit sa connaissance de disquaire, les Beatles alterneront des sorties de disques isolés qui ne seront pas sur les albums, et d’albums dont seront extraits des disques isolés lancés plus tard, accréditant ainsi l’idée qu’acheter un album des Beatles est une valeur sûre où l’on trouve déjà les succès que les autres ne découvriront que demain)

Pete Best se vengera en sortant son propre album, Best, of the Beatles (notez la virgule !). Cet album n’aura toutefois qu’un succès de curiosité. Les bizarreries des Beatles plus recherchées à l’époque sont leurs premiers albums avec Tony Sheridan sous le nom de Beat brothers, ainsi que leurs chansons en allemand (en fait un simple réenregistrement vocal en allemand sur les bandes instrumentales existantes) et même… les chansons des Beatles sortis en 78 tours en Inde !

La « beatlemania »
Le 5 octobre 1962 sort Love Me Do qui n’atteint que le 17e rang au palmarès anglais. Ce n’est pas encore la « beatlemania ».

Leur deuxième 45-tours, Please Please Me, chanson dont les paroles flirtent avec le sulfureux pour l’époque (« You don’t need me to show the way, girl »!) est propulsé au premier rang. Les Beatles obtiennent donc l’opportunité d’enregistrer un album complet, ce qu’ils feront en 585 minutes. Intitulé Please Please Me (février 1963), cet album lui aussi se rend au sommet du hit parade et n’y sera remplacé que par le deuxième album des Beatles, With The Beatles.

Les succès se suivent : From me to you en avril, puis She loves you en août sont numéro 1 au hit-parade. She loves you rend les Beatles célèbres dans toute l’Europe.

Ils entreprennent des tournées mondiales, mais les maisons de disque américaines snobent encore ce qui est pour eux un phénomène passager. Leur cinquième 45-tours I Want To Hold Your Hand, réussit sur le marché américain la performance détrôner le numéro 1 qui est… She Loves You ! Les Beatles débarquent en héros au Ed Sullivan show au début de 1964. La « beatlemania » qui avait débuté en Angleterre se propage de l’autre côté de l’Atlantique.La-bas pourtant leurs disques seront brulés quand John aura l'imprudence de déclarer qu'ils sont plus populaires que Jésus.

Il s'en expliquera pourtant immédiatement avec vigueur, indiquant sarcastiquement que s'il avait déclaré que la télévision était devenue plus populaire que Jésus-Christ, chacun n'aurait pu qu'acquiescer. Il terminera sa conférence de presse par un « Je ne vois pas un mot à changer à mes propos. Je peux à la rigueur vous présenter des excuses au cas où cela vous ferait plaisir ».

Les États-Unis sont alors en pleine guerre du Viêt Nam, voient leurs soldats morts en revenir par centaines, et acceptent donc mal ces propos d'un Anglais désinvolte.

Analyse du phénomène
La « beatlemania » fut un phénomène d’ampleur et à plusieurs facettes. La jeunesse prend goût à se coiffer et s’habiller à la Beatles, comme en témoignent les photos de rues de l’époque. Des disquaires se spécialisent sur les seuls disques des Beatles, et pour mieux gérer ses stocks la société EMI/Parlophone propose même la présouscription si l’on désire réserver son exemplaire du prochain disque (avant même qu’il ne soit sorti, ni que quiconque sache à quoi il va ressembler).

L’atmosphère hystérique des concerts les rend parfois à la limite de l'inaudible ; le premier ministre anglais remarque néanmoins que ces artistes sont pour le pays une excellente « exportation », y compris en termes d’image : celle de jeunes gens souriants, polis, bien habillés, et pleins d’un humour très britannique lors des interviews. Ils seront décorés par la reine d’Angleterre, le 12 juin 1965, de la médaille de Member of the British Empire (MBE). C’est en fait la plus basse des décorations. Qu’importe ! Certains MBE, froissés, renverront par dépit leur propre croix à Sa Très Gracieuse Majesté. Quant aux vrais honneurs, ils arriveront beaucoup plus tard, quand Sir James Paul McCartney (ainsi que, côté Stones, Sir Michael Jagger) seront anoblis et d'ailleurs châtelains.

Il vont profiter des grands débuts de l’ère de la communication, donner des concerts dans des salles de plus en plus grandes, se servir de l’essor de l’industrie musicale et aussi de la télévision avec des émissions de plus en plus regardées par un public essentiellement composé des jeunes de tous les pays : les Beatles furent les premiers à passer dans une émission diffusée en « Mondovision », dans le monde entier en juin 1967 (avec la chanson All You Need Is Love).

Depuis 1965, les Beatles ne chantaient pratiquement plus qu’en playback à la télévision et Paul s’en expliquait : « Nous faisons un très important travail de studio, corrigeant inlassablement la moindre imperfection avec une précision maniaque. Pas question d’offrir aux téléspectateurs, alors que ce son existe, un autre son déformé par les mauvais studios des plateaux de TV ». Toujours en 1965, les Beatles prennent la résolution de ne plus donner d’autographes : « Nous n’avons tout simplement pas assez de bras, et nous devons tout de même pouvoir utiliser nos guitares de temps en temps ! ».

Derrière le succès, outre la qualité des chansons, un marketing sans faille : on essaie de mettre dans chaque album une chanson qui plaît à la génération d’avant (Till There Was You, You Really Gotta Hold on Me ; Besame Mucho restera dans les cartons) ; et aussi un standard du rock (Please Mr Postman, Kansas City).

Pour ne pas se faire cataloguer comme « Mods » et perdre le public des « Rockers », Brian Epstein a eu une idée : les Beatles, retrouvant un moment le cuir de leurs débuts, vont sortir un disque de quatre titres de rock pur et dur (Matchbox, I Call Your Name, Long Tall Sally, et Slow Down) qui sera le « disque des initiés » et montrera « ce que les Beatles savent vraiment faire quand ils le veulent ». Satisfaits par cet os à ronger, les rockers ne dénigreront plus les Beatles eux-mêmes, mais les fans qui achètent leurs autres disques et ne sachant pas ce qu’est la vraie musique des Beatles, qui ont montré qu’ils savaient faire bien mieux que de la pop. La présence d’un « standard de rock » deviendra pour se concilier ce public (mais aussi pour se faire plaisir) un incontournable des albums.

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Dans le film A Hard Day’s Night, tourné en noir et blanc pour ne pas coûter trop cher, mais aussi pour masquer le fait qu’ils n’ont pas la même couleur de cheveux, et confié à Richard Lester, les Beatles orchestrent habilement leur propre légende, avec un humour très britannique. Cet humour devient délirant avec Help!, à l’été 1965 (couleurs), où les Beatles se moquent d’eux mêmes. On va jusqu’à les comparer aux Marx Brothers, ce que John estime excessif. George Harrison, lui, noue une solide amitié avec Eric Idle et le groupe des Monty Python.

L’humour britannique reste une composante incontournable des Beatles. Quelques exemples tirés d’interviews :

« - Que craignez vous le plus ? La bombe atomique ou les pellicules ? (ricanements)
- La bombe atomique, puisque nous avons déjà des pellicules (hurlement de rire de l’auditoire) »

« Pouvez-vous nous chanter quelque chose ?
- L’argent d’abord ! »

« Répétez-vous beaucoup ?
- Pour quoi faire ? Nous jouons déjà en concert tous les soirs, vous savez. »

« Vous jouiez autrefois des standards. Pourquoi ne le faites vous plus ?
- Parce que maintenant, nous en créons. »

« Ringo, êtes-vous des mods ou des rockers ?
- Personnellement, je suis un moqueur (sera repris dans le film A Hard Day’s Night) »

« Comment avez-vous trouvé l'Amérique ?
- En tournant à gauche au Groenland ! »

L’album Rubber soul sera plus tard ainsi nommé pour pasticher l’expression plastic soul (âme influençable). Rubber SOLE, qui se prononce presque à l’identique, signifie semelle de caoutchouc !

John Lennon avait soigné son personnage avant-gardiste en écrivant en 1964 et 1965 deux livres de courtes nouvelles dans un style imagé et surréaliste, In His Own Write, puis A Spaniard in the Works. La critique de l’époque ne leur fait pas bon accueil, mais Christiane Rochefort traduira le premier sous le titre En flagrant délire.

Entre-temps, le Beatles fan club travaille à chouchouter un réseau de fans à qui on concède des bonus (photos inédites, disques hors commerce offerts à Noël) fans qui reflètent la popularité du succès des Beatles dans l’opinion. Interviennent Brian Epstein pour la partie organisation et George Martin pour la partie musicale . Dès le début des années 1960, George Martin fait à tout hasard enregistrer un album de musique symphonique inspirée des Beatles. Un autre, plus élaboré, suivra bien plus tard pour le remplacer. Vers l’an 2000, un CD nommé Beatles Go Baroque et issu des pays de l’Est fera de même.


La fin
Leurs deux derniers albums s’intitulent Abbey Road en 1969, aux couleurs très mélancoliques et Let It Be en 1970. Les harmonies polyphoniques qui les avaient rendus célèbres sont de retour, et contribueront au succès de Abbey Road (c’est leur album le plus vendu après Sgt. Pepper). Mais celui-ci est constitué en partie de collages entre elles de chansons ébauchées et inachevées. On a pris l’habitude de dire que la face A de l’album reflète principalement l’influence de Lennon et la face B celle de McCartney. Cette dernière aurait même été « fabriquée » par G. Martin, sans que les quatre n'aient joué ensemble à aucun moment. Et si le succès est toujours présent, le plaisir de faire un beau produit fini ensemble ne semble plus les attirer. Les Beatles disent ici pour de bon adieu aux Beatles, dans une sorte de baroud d’honneur où ils ouvrent leurs tiroirs pour montrer les chansons qui auraient pu être. L’avant-dernière plage — qui aurait dû être la dernière — s’intitule The End. La dernière plage du dernier disque des Beatles est minuscule (Her Majesty) et parle d’une manière peu commune de la reine d’Angleterre. Paul McCartney ne voulait pas que sa chanson paraisse sur l’album, mais George Martin la rajouta à la dernière minute.

Chacun a alors envie d’arrêter, de passer à autre chose. Les tensions au sein du groupe se font plus vives. Le 10 avril 1970, Paul Mc Cartney annonce officiellement qu'il ne fait plus partie du groupe. Tous vont continuer en solo leur carrière : Paul va connaître un grand succès commercial, John continue à faire des chansons plus engagées comme Working class hero (la plus célèbre sera Imagine, qui avec Give peace a chance devînt un hymne de son époque) jusqu’à son assassinat le 8 décembre 1980 par un déséquilibré à qui il avait signé un autographe quelques heures plus tôt au pied de son appartement dans le Dakota Building.

À la mort de John, quand on leur a demandé s’ils comptaient rejouer ensemble, George a répondu : « Tant que John sera mort, les Beatles ne rejoueront plus ensemble. » Toutefois, George revint sur sa décision pour le projet Anthology en 1994-95 qui réunit les Fab Four par l’intermédiaire de deux maquettes inédites de John Lennon : Free as a bird et Real love.

Cette phrase prononcée par George Harrisson pourrait s'appliquer à lui-même. En effet, depuis fin 2001, il est difficile de voir les Beatles vivant sur scène dans la mesure où Harrisson est décédé.


Le nettoyage posthume
Avec l’accord des autres membres survivants (George le lui a donné juste avant sa mort) et de Yoko Ono, Paul McCartney sort en 2003 une version nettoyée et « déspectorisée » de Let It Be (Phil Spector est le producteur à l’origine du « mur de son » caractéristique d’artistes comme Ike et Tina Turner, entre autres, à qui John Lennon avait confié le son de Let It Be et de ses albums solo ultérieurs). Paul ne lui avait jamais pardonné les violons plaqués sans même le prévenir sur The Long and Winding Road.

Pour dramatiser l’objectif à la fois de retour aux sources et de simplicité voulue, sa pochette reprend les négatifs des photos de Let It Be et en 'noir et blanc'.

La version fait découvrir que les Beatles n’avaient à cette époque rien perdu de leur cohésion initiale, et avaient même, pour peu que le mixage fût bien fait, un son qui ne cédait rien en qualité et en simplicité à celui de leurs tout premiers albums. Le résultat fera dire à un critique américain, à propos de Phil Spector qui se débat au même moment avec la justice dans une accusation de meurtre : « Après avoir entendu cet album Let it be… naked, je me rends compte que Spector s’était rendu coupable de bien plus grave que le meurtre dont on l’accuse ».

Influences musicales
La principale influence musicale des Beatles semble être Elvis Presley, en particulier à leurs débuts. D'autres artistes de rock'n'roll, en particulier Buddy Holly, Chuck Berry, Eddie Cochran puis les premiers rockers britanniques, notamment Cliff Richard et les Shadows, ont également marqué le groupe débutant. Du point de vue des harmonies vocales, ce sont les artistes de Motown qui ont inspriré les Fab four. La poésie de Bob Dylan, les recherches mélodiques des Beach Boys, la musique folk galloise ou encore la musique indienne sont autant d'influences qui ont contribué à l'élaboration du langage musical des Beatles. À leur tour, les Beatles deviendront une pière de touche dans l'univers de la musique populaire occidentale.

Les Beatles se sont essayés à presque tous les styles possibles et ont ouvert des portes que d’autres ont franchies ensuite :

du rockabilly avec Back in the USSR ;
du hard rock avec Helter Skelter ;
de la musique psychédélique avec Lucy in the sky with Diamonds (qui, affirmera John, ne fait pas référence au LSD mais à un dessin de son fils Julian) ; c’est à cette chanson que pensait l’anthropologue Yves Coppens lorsqu’il baptisa le squelette préhistorique Lucy… mais surtout avec l'inédit What's The New Mary Jane, paru à titre « posthume » dans l'album Anthology, qui va encore plus loin dans la recherche sonore ;
de la pure pop anglaise avec Penny Lane… mais qui utilise tout de même des trompettes de Bach ;
des orchestres et des arrangements musicaux sophistiqués avec A Day in the Life ;
des comptines avec Ob-la-di Ob-la-da ou Yellow Submarine ;
de la soul avec Don’t Let me Down ;
du boléro cubain avec And I Love Her ;
de la musique de bastringue à tendance jazz avec When I’m Sixty Four ;
du ragtime avec Martha My Dear;
du blues pur avec Yer Blues ;
du blues-rock avec Revolution ;
du jazz avec Honey Pie ;
des ballades folk traditionnelle (et vaguement country) avec Rocky Raccoon ;
des arrangements « classiques » (quatuor à cordes) avec Eleanor Rigby ou Yesterday, et où transparaît la culture classique de George Martin ;
des collages sonores (avec l’influence de Yoko Ono sur le groupe) avec Revolution 9 ;
de la musique expérimentale basée sur la musique indienne avec Tomorrow Never Knows (qui contient également selon les opinions la première rythmique techno de l'histoire de la musique .

Discographie
Please Please Me (22 mars 1963)
With the Beatles (22 novembre 1963)
A Hard Day's Night (10 juillet 1964)
Beatles for Sale (4 décembre 1964)
Help! (6 août 1965)
Rubber Soul (3 décembre 1965)
Revolver (5 août 1966)
Sgt. Pepper's Lonely Hearts Club Band (1er juin 1967)
Magical Mystery Tour (8 décembre 1967)
The Beatles (appelé aussi le White Album, 22 novembre 1968)
Yellow Submarine (17 juillet 1969)
Abbey Road (26 septembre 1969)
Let it Be (8 mai 1970)
Past volume one
Past volume two
The red (Best of)
The blue (Best of)
live at BBc
anthology N°1
anthology N°2
anthology N°3
Yellow submarine
The one
Let it Be... Naked (17 novembre 2003)
Capital record

Filmographie
A hard day's night (Quatre garçons dans le vent), 6 juillet 1964
Help, 29 juillet 1965
Magical Mystery Tour, 26 décembre 1967
Let It Be, 13 mai 1970
Source : Wikipedia.org

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